Bonjour,
Aujourd’hui, j’aborde un sujet lié aux Vendredis Intellos, même si ce n’est pas un vendredi.
Présentation de l’étude
Une étude réalisée en décembre 2010 par l’Université de Temple (Philadelphie) a suscité des discussions depuis janvier 2013.
Beaucoup d’articles se sont fait l’écho de cette étude en mettant en avant une conclusion un peu hâtive : Sommeil : mieux vaut laisser pleurer son bébé que lui accorder trop d’attention ! (mais pourquoi trop ?)
Cependant, il est important de noter que cette étude date de 2010 et est disponible dans son intégralité ici.
J’apprécie l’aide de Google Traduction pour mes petites incompréhensions en anglais 🙂
Méthodologie de l’étude
Les rapporteurs ont interrogé des parents, principalement des mères, sur les questions de sommeil et d’habitudes de leurs enfants à différentes étapes de leur développement. Ils soulignent que ces réponses sont fournies par les mères, donc elles peuvent ne pas être totalement objectives. Plusieurs causes peuvent interagir, ce qui rend difficile la distinction avec un simple questionnaire.
Les participants à l’étude comprenaient 1200 enfants suivis de leur 6ème à leur 36ème mois.
Les résultats clés
Environ 66% des enfants affichent un sommeil régulier, avec seulement un éveil par semaine. En revanche, 34% se réveillent 7 fois par semaine à 6 mois, 2 fois à 15 mois, et une fois à 24 mois.
Le second groupe est plus susceptible d’être :
- Allaité,
- Avoir un « tempérament plus difficile » (évalué à 6 mois),
- Vivre dans une famille nombreuse,
- Avoir une mère souffrant de dépression (post-partum ?),
- Avoir une mère célibataire,
- Être gardé par une personne extérieure moins d’une heure par semaine à 9 mois.
Selon les résultats de l’étude, divers thèmes liés au sommeil se distinguent selon l’âge. Avant un an, les facteurs incluent l’allaitement, le tempérament de l’enfant, les maladies infantiles, la dépression maternelle, et la sensibilité maternelle. Au cours de la deuxième année, les réveils nocturnes deviennent moins liés au tempérament, et à partir de la troisième année, les maladies infantiles, la dépression et la sensibilité de la mère sont essentiels.
Observations et réflexions
Il en ressort un large éventail de possibilités qui influencent si le bébé fait ses nuits ou non.
L’étude propose des notions rassurantes : une minorité significative d’enfants éprouve des difficultés avec des réveils nocturnes à un moment donné au cours de leurs quatre premières années de vie, avec des estimations variant de 15% à 46%.
Une constatation à retenir est que les réveils nocturnes ne sont pas la partie la plus problématique, mais plutôt l’incapacité de l’enfant à se réendormir seul.
Peut-être que la réactivité des parents face aux réveils infantile est une des causes ?
Les parents qui répondent de façon rapide aux réveils peuvent interférer avec le développement de l’enfant à s’auto-apaiser.
Il est aussi noté que les mères plus sensibles pourraient avoir des enfants qui se réveillent plus souvent, car elles réagissent plus rapidement à leurs pleurs, empêchant ainsi leurs enfants d’apprendre à s’auto-apaiser.
Et chez nous ?
Notre petit Benoit, par exemple, est de ceux qui ont besoin de contact et de réassurance.
Il a maintenant 20 mois, et au fil du temps, notre entourage a cessé de poser la question « Il fait ses nuits ? ».
À sa naissance, durant mes sept mois de congé parental, cela ne m’inquiétait pas vraiment. Je pouvais me reposer le matin ou durant la journée, sans stress lié au travail.
Lorsque j’ai repris le travail, l’allaitement nocturne ne me dérangeait pas. Martin se rendormait rapidement après ses réveils, qui étaient assez courts.
Au fil des mois, nous avons essayé diverses techniques pour le sommeil, mais il y a encore des nuits entrecoupées de réveils.
Nous avons tenté des méthodes comme l’homéopathie pour les cauchemars, les rituels, l’utilisation de veilleuses, et plus encore. Mais cela a donné des résultats variés.
Il y avait des nuits avec et d’autres sans soucis de sommeil.
Aujourd’hui, nous essayons de nous adapter, incluant des moments de repos pour chaque parent, et parfois, nous avons la chance de dormir jusqu’à 9h30 ou 10h !
C’est un miracle que nous savourons !
En résumé, il est crucial de garder des attentes réalistes sur le sommeil des jeunes enfants, car ce sont les peurs et les angoisses que chaque parent doit gérer.
Les parents doivent être conscients qu’il n’y a pas de données fiables sur l’impact à long terme des méthodes de contrôle des pleurs.

