Introduction
Bonjour,
Il est difficile d’introduire ce billet sans exprimer un constat amer : une fois de plus, l’argent et l’État restreignent la liberté des femmes en France.
L’accouchement à domicile
L’accouchement à domicile (AAD) représente un choix souvent méconnu, mais il s’agit d’une option aussi encadrée et praticable avec l’assistance d’une sage-femme qu’un accouchement en milieu médical, et ce, pour des grossesses sans complications.
Le constat alarmant
Depuis l’année 2000, les assureurs ont cessé de proposer des assurances aux sages-femmes qui pratiquent des AAD.
À la suite d’une demande adressée au BCT, ces professionnelles ont obtenu une offre d’assurance qui ressemble à celle des obstétriciens, avec un montant de 25 000€ par an (à comparer au salaire moyen d’une sage-femme qui s’élevait à 24 697€ en 2012).
Les conséquences
Vous pouvez commencer à percevoir le problème, n’est-ce pas ? Les obstétriciens, eux, interviennent dans tous types de grossesses, y compris celles à risque, tandis que les sages-femmes pratiquant l’AAD agissent avec prudence, en prenant soin de la santé de leurs patientes et des nouveaux-nés, et en appelant les services médicaux lorsque c’est nécessaire.
De nombreux sages-femmes ont donc été poussées, avec le soutien de parents bien informés, à effectuer des AAD sans assurance, cela sans problèmes notables jusqu’à présent.
Cependant, l’Ordre des sages-femmes n’a pas vu cela d’un bon œil et, depuis ce mois-ci, il exige que les sages-femmes pratiquant des AAD : 1° se déclarent à l’Ordre, 2° fournissent une attestation d’assurance.
Sans cela, elles risquent de voir leur habilitation révoquée.
Un avenir incertain
Il est donc à prévoir que la plupart des sages-femmes envisagent de mettre pause à leur activité, pour éviter de compromettre leur profession, la sécurité de leurs patients, et leur propre vie.
Que faire ?
Bien que les AAD ne représentent qu’une fraction des naissances en France, leur popularité croissante et la demande pour des accouchements plus respectueux et accompagnés ne sont pas prises en compte. Les petites maternités ferment leurs portes, alors que le nombre de sages-femmes diminue…
Nous assistons alors à une industrialisation du processus de naissance, méprisant la profession de sages-femmes, qui est là pour accompagner les femmes dans leur sexualité, leur grossesse, et leur maternité. Elles ne se limitent pas simplement à la rééducation du périnée !
Engagement civique
Si cela vous touche, un petit clic et un partage autour de vous pour la pétition : Au gouvernement français : Ne rendez pas l’accouchement à domicile impossible.
Suivez les nouvelles et les informations via notre page Facebook : Pour le droit de choisir son accouchement, ainsi que sur le blog : Pour le droit de choisir son accouchement.
Pour aller plus loin, découvrez les blogs que je suis et qui en parlent : Dix Lunes, ou le livre Intimes Naissances (actuellement en lecture, avec de belles histoires et parcours).
D’autres initiatives sont en cours. Toutes les idées et bonnes volontés pour promouvoir le message de liberté de choix lors de l’accouchement sont les bienvenues, afin de continuer à pouvoir accoucher, plutôt que de se faire accoucher !

