Accoucher à domicile : la quête d’un idéal ?

Bébé

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Bonjour,

Aujourd’hui, je vous propose mon premier article en lien avec les Vendredis Intellos.

Dans mon dernier post, j’avais partagé un lien vers un mémoire dédié aux accouchements à domicile (AAD) rédigé par Florence Pineau comme mémoire de fin d’études pour devenir sage-femme.

Peut-être que vous n’avez pas eu le temps de lire ce mémoire, même si le sujet vous passionne ; 70 pages, ça prend un peu de temps !

Suite à l’idée de Mme Déjantée, je vais vous offrir MA lecture de ce mémoire ainsi que mes réflexions.

Je tiens à préciser que je n’ai pas de formation médicale, et que mes commentaires ne remplacent en aucun cas l’avis d’un professionnel de santé qualifié. Il s’agit uniquement d’une réflexion personnelle basée sur mon expérience et mes sentiments.

Pour ceux qui souhaitent consulter le mémoire complet, le voici disponible ici.

Je vais extraire les passages que j’ai trouvés les plus intéressants en les mettant en violet et en italique.

La naissance : des images variées

Lorsque l’on parle de “naissance”, de nombreuses images convergent. On pense à l’accouchement, où la mère et l’enfant sont souvent accompagnés d’un père présent, mais parfois mal à l’aise. Ce trio se retrouve généralement sur un lit d’hôpital dans une pièce médicalisée, entouré par des professionnels de santé, médecins, sages-femmes, ou aides-soignants. Ainsi, la maternité dans notre société actuelle apparaît comme un acte médical qui se déroule en milieu hospitalier.

Cependant, de plus en plus de femmes et de couples choisissent d’accoucher à domicile.

Pour ma part, avant ma première grossesse, j’étais déjà tombée sur des reportages sur des accouchements à domicile (AAD). Cette perspective me paraissait attirante, mais étant une mère d’un premier enfant, je trouvais l’idée d’opter pour l’AAD un peu trop présomptueuse et effrayante (les sages-femmes spécialisées ne sont pas si nombreuses), et j’avais peur de m’isoler.

Malgré tout, l’idée de pouvoir me déplacer librement, l’aspect naturel, le respect des processus de naissance, et le cocon familial m’attiraient beaucoup.

Mes recherches m’avaient conduites à écrire un projet de naissance en collaboration avec le futur papa, en discutant de nos attentes avec la maternité.

Ces divers éléments, les échanges avec la maternité, notre préparation en haptonomie, ainsi que mon désir de vivre l’arrivée de notre petit dans la sérénité (avec l’anticipation d’un travail long), ont rendu la naissance de Martin unique, bien que plus rapide que prévu, mais (presque) sans douleur (plutôt une sensation d’accélération), sans péridurale et sans interventions invasives non consenties, accompagnée d’une sage-femme qui nous a soutenus tout au long du travail (environ 1h).

Cette relation de confiance a vraiment sublimé ce moment, que j’espère revivre avec le même bonheur.

Le désir d’accoucher chez soi

Alors, pourquoi envisager un accouchement à domicile alors que mon accouchement à l’hôpital s’est bien déroulé ?

Peut-être est-ce le désir d’être chez soi, de vivre l’événement avec des personnes de confiance (contrairement à l’hôpital où l’on ne maîtrise pas le personnel qui nous accompagne), le souhait d’être dans son intimité, et la possibilité de partager ce moment naturel avec sa famille—en évitant qu’ils soient simplement spectateurs mais en permettant par exemple à notre fils de nous voir s’il le souhaite.


Analyse du mémoire

L’auteure structure son mémoire en abordant l’histoire des accouchements et leur évolution dans la société française.

On apprend qu’au 19ème et 20ème siècle, l’ouverture des hôpitaux et des cliniques a entraîné une augmentation des naissances dans ces structures et surtout en position gynécologique.

Les principaux facteurs de cette transition incluent la migration des populations rurales vers les villes, l’amélioration des conditions d’hygiène au sein des établissements de santé, ainsi que la professionnalisation des médecins accoucheurs et des sages-femmes.

L’introduction des médecins accoucheurs a également modifié les pratiques traditionnelles, mettant un terme au confinement et à la solidarité féminine. Les femmes se retrouvaient de plus en plus seules face à un médecin, ce qui augmentait leur dépendance. L’instrumentalisation de l’accouchement a largement contribué à imposer une position de décubitus dorsal, remplaçant l’ancien tabouret d’accouchement des sages-femmes. D’autres positions ont été décriées au nom de la décence, laissant aux médecins l’exclusivité des instruments.

Cette évolution vers la médicalisation de la maternité est due à plusieurs facteurs. Pendant l’entre-deux-guerres, une aide de l’État a été instaurée pour les travailleurs les moins payés afin d’encourager les naissances : prise en charge des frais d’accouchement et indemnité d’allaitement. L’accouchement est devenu un acte médical, au lieu d’un acte d’entraide féminine. La législation récente impliquait la nécessité de consulter un médecin pour déclarer une grossesse, ce dernier devenant le premier interlocuteur des femmes enceintes, qui s’habituaient dès lors à évoluer dans un cadre médicalisé.

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A partir de la seconde guerre mondiale, plusieurs plans de périnatalité ont été mis en place pour réduire la mortalité des femmes en couches. Toutefois, un seuil semble avoir été atteint malgré une forte médicalisation.

Différentes initiatives ont été lancées pour sécuriser le processus de naissance et renforcer la prévention, introduisant récemment une approche plus humaine et respectueuse durant la grossesse et l’accouchement.

Actuellement, l’AAD représente environ 1% des accouchements en France, comparativement à 29% aux Pays-Bas en 2008.

L’auteure compare également le système français à celui des Néerlandais. Aux Pays-Bas, le suivi par une sage-femme est la norme pour 78 % des femmes durant les débuts de grossesse. Ces sages-femmes orientent les femmes vers d’autres professionnels médicaux en cas de complications.

Les indicateurs périnataux néerlandais sont comparables à ceux de la France, bien que des améliorations doivent encore être apportées.

Il est intéressant de constater qu’à proximité de la France, les options d’accouchement varient considérablement.

En France, les AAD sont envisageables dans le cadre d’un suivi global, impliquant idéalement une sage-femme qui accompagne les femmes tout au long de leur grossesse, de la préparation à l’accouchement, et après la naissance.

Ce suivi global favorise une relation de confiance essentielle pour se détendre et lâcher prise durant l’accouchement.

Cependant, les infrastructures accessibles restent limitées, et les maisons de naissance sont encore un projet non abouti en France.

Les enjeux de l’accompagnement global

Le texte aborde aussi la question de la gestion de la douleur et de l’usage de la péridurale. La mise en place d’un accompagnement global se révèle complexe dans les services hospitaliers. Ce type d’accompagnement nécessiterait que chaque sage-femme soit assignée à une seule parturiente, qu’elle aurait déjà rencontrée, afin de tisser un lien de sécurité dès le début du travail.

La réalité économique pose également problème ! En effet, avoir une sage-femme dédiée à chaque mère et à son bébé tout au long de la grossesse, de l’accouchement, et des suites de couches, est un défi.

Selon l’article D.6124-44 du code de la santé publique, pour toute unité d’obstétrique avec moins de 1 000 naissances par an, une sage-femme doit être présente en permanence dans le secteur de la naissance.

On fait un rapide calcul : 1000 naissances par an cela correspond à 2,73 naissances par jour, soit une naissance toutes les 8 heures.

La durée moyenne du travail étant d’environ 8 heures, cela devrait théoriquement permettre à chaque sage-femme d’accompagner chaque femme présente. Mais, en réalité, la situation est tout autre… Lors de mon arrivée à ma maternité locale (qui réalise environ 900 accouchements par an), deux autres mamans étaient déjà en travail.

Alors, comment gérer l’accompagnement de 3 femmes en même temps ?

Dans mon cas, les deux mamans étaient laissées seules (sous péridurales et moniteurs) pendant que je donnais naissance. J’ai accouché assez rapidement, ce qui a joué en ma faveur.


Cette première partie a examiné l’espace occupé par l’AAD en France, tout en le replaçant dans un contexte historique. La prise en charge globale de la femme enceinte est une question délicate qui touche aux expériences des femmes et leur désir, illustrant ainsi la place de l’AAD.

L’auteure a centré son étude autour d’un cabinet de Loire-Atlantique constitué de deux sages-femmes offrant un suivi global et des AAD.

Cela a concerné 60 femmes en 2010, dont 7 souhaitaient accoucher en milieu médical.

Il était nécessaire de s’inscrire dans une maternité nantaise pour des raisons de sécurité et de suivi. 53 femmes désiraient accoucher à domicile cette année-là, mais parmi elles, 26 ont finalement accouché en milieu médical.

Quatre catégories ont été identifiées :

  1. Logistique = 2 cas : les sages-femmes indisponibles (en vacances ou occupées par un autre accouchement).
  2. Absence de travail spontané = 9 femmes : terme dépassé, rupture de la poche des eaux à terme sans commencement de travail dans les 12 heures.
  3. Complications durant la grossesse = 10 femmes
    – Maternelles : bassin rétréci, diabète gestationnel insulino-dépendant.
    – Foetales : malformations (IMG), retard de croissance.
    – Obstétricales : siège, placenta bas inséré, pré-éclampsie, anamnèse.
  4. Transfert en cours de travail = 5 femmes : demande d’analgésie péridurale, stagnation ou défaut d’engagement.

En 30 ans, aucune des sages-femmes du cabinet n’a rencontré de problèmes d’hémorragie post-partum ou de mauvaise adaptation de l’enfant à la vie extra-utérine, qui sont deux des principales craintes associées à l’AAD. En garder la poche des eaux peut également prévenir les soucis de cordon ombilical.

Cela n’indique pas que les risques sont absents, car le risque d’hémorragie post-partum se réalise dans environ 30% des cas, même sans facteur de risque.

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Toutefois, le fait de ne pas médicaliser l’accouchement et de se montrer non interventionniste ne provoque pas de complications.

Les sages-femmes ont déjà été confrontées à des cas de décollement placentaire, pris en charge en milieu médical sans complications hémorragiques.

Toutes les catégories socio-professionnelles sont représentées parmi les femmes souhaitant accoucher à domicile. Néanmoins, 8 % appartiennent à CSP 4 (professions intermédiaires) alors que d’autres proviennent des CSP 3 et 8 (cadres et sans emploi).

Les hommes dont les femmes accouchent à domicile sont également principalement issus des CSP 3 et 4.

Cependant, les résultats de cette étude sur 56 cas ne permettent pas de tirer des conclusions généralisées. En revanche, il est noté que les femmes intéressées par l’AAD partagent certaines caractéristiques.

Pour la plupart, elles ont déjà vécu une naissance (multipares) et occupent un emploi avec des contraintes notables, comme les enseignants et le personnel médical qui doivent suivre des programmes scolaires ou des protocolos variés.

L’ADD représente pour elles un moyen d’affirmer leur autonomie ou, du moins, de choisir les possibilités et contraintes liées à l’accouchement.

L’auteure décrit ensuite la réalité typique d’un suivi de grossesse : découverte de la grossesse, tests, examens, échographies, préparation à un accouchement “sans douleur”, sans véritable choix ni accompagnement personnalisé.

Sans alternatives sérieuses, à moins de rechercher des approches moins conventionnelles (sophrologie, haptonomie, chant prénatal…), ainsi que d’autres modalités durant le travail, telles que rester sans monitoring, utiliser un moniteur portable, adopter la position souhaitée, être massée par son partenaire ou utiliser des outils comme un ballon ou une baignoire selon les besoins.

Il est aussi question de pouvoir accoucher dans la position la plus confortable, qu’elle soit allongée, sur le côté, accroupie, voire debout, ou encore dans l’eau.

C’est véritablement un parcours personnel qui exige un engagement fort, souvent en opposition au schéma classique de la femme active qui travaille jusqu’au dernier moment, prépare la layette et sa valise de maternité, souffre pendant 10 heures pour finir allongée sur un lit en suivant les instructions de la sage-femme.

Je ne mentionnerai pas les histoires de péridurales manquées ou inefficaces (ou efficaces d’un seul côté), le ralentissement du travail provoqué par ces analgésiques, ainsi que le recours à des instruments.

Ce n’est pas une panacée, mais l’AAD permet une exploration personnelle (en couple) de ses choix, de ses désirs, et de la force que l’on peut puiser en soi pour vivre le travail au lieu de le subir.

Pour ma part, je perçois cela de cette manière : plus nous sommes équipés d’outils et d’informations sur le processus (massage, positions, soutien, encouragements, …), mieux nous pouvons nous aider et nous faire épauler par notre partenaire.


Les motivations derrière le choix de l’AAD

Dans son étude, l’auteure questionne les femmes sur les raisons qui les ont poussées vers l’AAD, souvent suite à des expériences négatives ou invasives en milieu médical qui ont manqué de liberté (de mouvement, de choix, d’informations…).

Un autre aspect qui ressort est la quête de naturel, un retour aux sources, à un acte millénaire et intrinsèquement “naturel”. Naturel dans le sens où il ne s’agit pas de revenir à la primitive nature, mais plutôt de rechercher quelque chose d’essentiel, où le naturel deviendrait l’essence même de l’accouchement.

Toutes ces femmes conservent d’excellents souvenirs de ces moments, prêtes à recommencer l’expérience.

En somme, elles s’accordent à dire que l’accouchement est certes douloureux, surtout en fin de travail, la phase la plus complexe à gérer. Mais elles affirment également que la douleur des contractions est “gérable”, et que la liberté de position, les bains, ainsi que le soutien de la sage-femme leur ont permis de franchir le cap. L’importance que ces femmes accordent à l’accompagnement par leur bébé pendant le travail prime sur leur perception de la douleur.

Au-delà d’être un moment unique et libre, ces expériences sont vécues comme intimes et respectueuses, tout en restant actrices de leur propre accouchement.

Il est évident que l’AAD implique de renoncer à la péridurale, bien qu’il soit toujours possible de se rendre à la maternité pour changer de stratégie.

D’après mon propre vécu d’un accouchement sans péridurale, je partage tout à fait ce que l’auteure mentionne : la douleur représente davantage une étape qu’une contrainte. Il est clair que, même face à l’intensité et à la difficulté, spécialement en fin de travail, comprendre les mécanismes de l’accouchement, être préparée à la douleur, et savoir la gérer permettent aux femmes de ne pas la relater négativement.

Lors de mon arrivée à l’hôpital, les deux salles de “travail” étaient déjà occupées, et j’ai eu la chance de donner naissance dans une chambre non médicalisée, semblable à une chambre de maternité. Aucun monitoring, aucune perfusion, juste notre bébé qui se profilait, mon couple et la sage-femme avec son auxiliaire pour me soutenir (c’est ainsi que je l’ai ressenti).

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Les douleurs étaient vite devenues intenses et écrasantes, comparables à une grande vague déferlante… J’étais dans ma bulle, essayant de ressentir mes émotions.

Bien que l’accouchement fut rapide et que j’aie été débordée, l’énorme soutien que j’ai reçu marquera cette expérience bien plus que la douleur elle-même !

La dynamique familiale à domicile

Un des avantages notables de l’AAD est la dynamique familiale qui se renforce à la maison. Cela revêt une importance particulière pour les parents de plusieurs enfants.

En effet, pour le premier enfant, la question peut sembler moins complexe, mais pour les suivants, qu’en est-il des aînés ? Comment les intégrer sans engendrer de jalousie face à l’arrivée du petit nouveau (et la séparation avec leur maman) ? Cela me rappelle mon propre souvenir lors de la naissance de mon frère, quand j’avais presque 6 ans, et que je n’avais pas pu voir ma mère, sauf à travers une vitre.

Je ne veux pas qu’un jour mon fils Martin ressente cela…

La dynamique familiale favorisée permet d’éviter des ruptures, tant pour la mère que pour le nouveau-né, les aînés, et le papa.

Les femmes témoignent des ruptures que constitue un passage à la maternité. Cette séparation pourrait être considérée comme nécessaire au cheminement de la mère et du couple dans leur devenir en tant que parents. Certes, on pourrait imaginer qu’une mère d’expérience se sent plus apaisée en maternité, profitant de temps pour se reposer.

(>> Note : pour ceux qui croient que la maternité est plus calme, je les invite à venir vivre le bruit des couloirs, le pleurs des autres bébés, les allées et venues, l’horaire variable des repas, et les visites de contrôle par sages-femmes, médecins, etc.)

En réalité, le discours des couples—surtout des pères—est plutôt opposé. D’autant plus lorsqu’il y a déjà des aînés. Pour les pères, éviter cette rupture sur le plan pratique est primordial, surtout lorsque la famille est réunie à la maison.

Cependant, avoir toute la famille à domicile nécessite de préparer cette arrivée et de solliciter de l’aide (famille, amis, …) pour s’organiser (repas, gestion des autres enfants) et permettre à la nouvelle maman de se reposer avec son bébé.

La sage-femme insiste sur le fait que les trois jours suivant l’accouchement doivent être dédiés au repos, ce qui n’est pas toujours aisé à réaliser.

Pour d’autres femmes, elles se sont retrouvées très entourées de leur famille et amis, leur permettant de vivre plusieurs jours de repos après l’accouchement. Pourtant, elles évoquent aussi le besoin d’être épaulées.

Accoucher à domicile reste un grand saut vers l’inconnu, rempli d’excitation et d’incertitudes. Cette décision d’AAD est mise à l’épreuve tout au long de la grossesse, ce qui, paradoxalement, tend à rendre ce choix plus légitime.


Les défis et réflexions sur l’AAD

L’auteure conclut son mémoire en abordant les risques et obstacles rencontrés lorsqu’on parle de l’AAD, que ce soit en y réfléchissant ou en le pratiquant.

Tout d’abord, il existe des obstacles logistiques pour les sages-femmes, notamment des questions d’assurances et de responsabilités.

Tous les couples connaissent les risques potentiels liés à l’accouchement, comme l’hémorragie, le décollement placentaire, les problèmes respiratoires de l’enfant, le temps de travail prolongé, etc.

Cependant, ces risques sont perçus comme une notion de potentialité, et un sentiment de confiance pousse toutes ces femmes et couples vers l’AAD en pensant qu’ils ne seront pas concernés.

Le couple et la sage-femme établissent un contrat moral durant la grossesse.

Etant donné que l’AAD reste marginal et souvent présenté dans les médias d’une manière défavorable, cette stigmatisation est souvent la cible de critiques de la part du milieu médical comme de la société.

Les couples qui optent pour cet itinéraire se voient dans l’obligation de justifier leur choix, partager leur point de vue, et finalement approfondir leurs connaissances sur le sujet pour argumenter et défendre leur décision.

De plus, certains établissements de santé hésitent à accepter les inscriptions des patientes évoquant un projet d’AAD, et l’entourage peut également influencer cette décision. Le couple se retrouve alors à devoir choisir seul, et parfois à restreindre les informations partagées avec leurs proches.

Enfin, l’AAD ne va pas sans un accompagnement global ; le désir des couples d’entrer dans cette démarche leur permet de vivre d’intenses moments avec la sage-femme, et de retrouver des besoins humains de contact et d’empathie.

Choisir son praticien et se sentir soutenu par lui sont des conditions essentielles.

Il ne fait aucun doute que le moral joue un rôle majeur dans le lâcher prise pendant le travail, ainsi que dans la gestion du stress durant la grossesse, la mise en place d’une routine (allaitement, soins, etc.) une fois le nouvel enfant arrivé.

Avoir confiance en une personne qui écoute, conseille, et guide sans imposer permet à chaque femme, à chaque couple de trouver son chemin, tout en offrant des alternatives significatives pour accueillir leur nouvel enfant selon leurs désirs et choix de vie.

Merci de m’avoir lu et pour vos visites 🙂

Bébé

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